
Reconversion professionnelle : les aides financières à connaître
Le Compte Personnel de formation (CPF)
C'est une option attrayante pour une reconversion tout en continuant de travailler. Anciennement appelé DIF, il permet de cumuler des droits à la formation tout au long de la vie active jusqu'à la retraite. Même si vous n'avez jamais travaillé et êtes demandeur d'emploi, le compte peut être alimenté par France Travail, pour financer une formation.
En tant que salarié à plein temps, le compte est alimenté de 500 euros par an avec un plafond de 5000 euros. L'inscription se fait sur Mon compte formation. Facilement utilisable, il permet de financer un bilan de compétences, pour évaluer les acquis, et préciser le projet de carrière, ainsi que divers types de formations diplômantes ou certifiantes. Ce dispositif, s'il est accepté, peut être accompagné par un financement via le Projet de Transition Professionnelle (PTF).
Le Projet de Transition Professionnelle
Il remplace le Congé Individuel de formation (CIF) et permet au salarié de disposer d'un congé spécifique pour suivre une formation certifiante, durant son temps de travail ou en partie. Pour en bénéficier, le salarié doit avoir travaillé durant deux ans consécutifs au minimum, dont un dans la même entreprise, quelle que soit la nature des différents contrats. Durant la formation, le salarié perçoit une rémunération correspondant à un pourcentage de son salaire de référence, en fonction du montant de ce salaire et de la durée de formation.
Le dispositif démission-reconversion
Certains salariés hésitent à démissionner pour se former à un nouveau métier ou à reprendre une entreprise, redoutant les conséquences financières. Le dispositif démission-reconversion permet de démissionner, sans renoncer à vos droits à l'allocation chômage. Pour en bénéficier, il faut :
Disposer d'un contrat CDI au moment de la demande
Avoir travaillé 1300 jours durant les 5 années précédentes
Avoir travaillé son projet qui doit être reconnu comme réel et sérieux.
Avant de démissionner, le salarié doit obligatoirement demander un conseil en évolution professionnelle (CEP).

L'Aide Individuelle à la Formation
Destiné aux demandeurs d'emploi, ce dispositif géré par France Travail leur permet d'accéder à la formation nécessaire à leur reconversion professionnelle. La demande, accompagnée du devis de l'organisme de formation, doit être transmise à France Travail. L'organisme de formation doit être éligible et la démarche doit être cohérente avec le Plan Personnalisé d'Accès à l'Emploi (PPAE).
Le dispositif Pro-A
Le programme Pro-A, à l'initiative de l'employeur ou du salarié, s'adresse aux contrats à durée indéterminée, qui souhaitent évoluer vers un nouveau métier via une formation en alternance, tout en maintenant le contrat de travail. Il alterne enseignement théorique et activité professionnelle.
L'Allocation d'aide de Retour à l'Emploi
L'ARE est un revenu de remplacement versé par France Travail prévu pour les demandeurs d'emploi, sous certaines conditions :
Être inscrit chez France Travail et être involontairement privé d'emploi
Ne pas avoir atteint l'âge de la retraite
Avoir travaillé au moins 6 mois au cours des 24 derniers mois
Être apte à travailler et être en permanence à la recherche d'un emploi.
L'allocation est calculée sur les salaires des 24 derniers mois de travail. Elle est versée mensuellement.
L'Allocation de Sécurisation Professionnelle
Les salariés licenciés pour motif économique, ayant accepté le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP), bénéficient d'une allocation pour suivre une formation. Les salariés, ayant au moins un an d'ancienneté, perçoivent 75 % de leur salaire journalier brut, calculé sur les 24 derniers mois, si vous avez moins de 53 ans, ou des 36 derniers mois, pour les plus de 53 ans. Le salarié bénéficie d'un accompagnement personnalisé pour retrouver un emploi. La rémunération de fin de formation (RFF) peut prendre le relais, si la durée de la formation est supérieure à celle du CSP.
La Rémunération de Formation France Travail
La RFFT (anciennement Rémunération de Formation Pôle Emploi) est un dispositif de soutien qui s'adresse aux demandeurs d'emploi, qui ne sont pas indemnisés par l'ARE ou par l'ASP. Ils perçoivent ainsi une rémunération, durant la période de la formation, qui est en 2025 au maximum de 756,63 euros et de 2134,61 euros pour les personnes en situation de handicap. La formation doit être cohérente avec le Plan Personnalisé d'Accès à l'Emploi.
Aides aux repreneurs ou créateurs d'entreprise
Il existe un panel d'aides financières pour la création ou la reprise d'une entreprise
L'aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise (ACRE) : ce dispositif facilite la reprise ou la création d'entreprise aux demandeurs d'emploi inscrits à France Travail depuis 6 mois, indemnisés ou pas. Il propose un accompagnement du projet et l'exonération de 50 % des cotisations sociales.
L'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE) : en cas de besoin en capital, le demandeur d'emploi peut privilégier un capital de départ, versé en deux fois, plutôt que le maintien de l'Aide de Retour à l'Emploi.
Les aides pour les Travailleurs en situation de handicap : l'AGEFIPH
L'AGEFIPH : Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées propose des aides spécifiques, en plus des aides standards, couvrant les frais supplémentaires visant à compenser le handicap. Il peut s'agir d'un bilan de compétences, d'une remise à niveau, d'une formation professionnelle qualifiante ou certifiante. Pour en bénéficier, il faut se rapprocher de Cap Emploi ou d'un conseiller France Travail.
Parmi toutes les aides disponibles pour une reconversion professionnelle, il est important d'identifier celle correspondant à vos besoins. Il est judicieux de se faire accompagner par un professionnel pour un bilan de compétences ou de solliciter le Conseil en Evolution Professionnelle.
