Devenir généalogiste grâce à la reconversion professionnelle

Quel est le rôle d'un généalogiste et quelles sont ses missions ?
Le généalogiste n'empile pas des noms sur un arbre. Il enquête, fouille, recoupe. Il passe des heures sur des registres, déchiffre des actes, confronte les versions. Parfois cela avance, parfois cela bloque. Chaque dossier a ses zones d'ombre, ses erreurs, ses trouvailles.
Il peut être sollicité pour reconstituer une lignée, résoudre une question en suspens ou retrouver un héritier dans une succession. Son outil principal, ce sont les archives : communales, départementales, notariales… en ligne ou sur place. Il vérifie chaque source, s'assure de la cohérence. Pas de place pour l'approximation.
Mais son rôle ne s'arrête pas là ! Il faut aussi savoir transmettre. Rendre ses recherches claires, raconter ce qu'elles révèlent, sans les romancer. Avec justesse, parce qu'à l'arrivée, il y a des histoires humaines. Des souvenirs, de temps en temps des douleurs.
Certains professionnels se spécialisent dans les successions, d'autres dans les histoires familiales ou locales. Le métier évolue avec les outils, mais le fond reste le même : comprendre le passé pour éclairer le présent.
Quelles qualités sont essentielles pour se reconvertir ou devenir généalogiste ?
Ce métier demande une vraie endurance mentale. Vous passerez des heures sur un détail, vous recommencerez, vous douterez. Il faut aimer cela : chercher sans trouver, se tromper, tout reprendre. Si vous aimez aller vite, ce n'est pas pour vous.
Il faudra aussi avoir l'œil. Un prénom raturé, une date étrange, une commune qui change… Ce sont ces détails qui débloquent une piste. Lire ne suffit pas : il faut comprendre ce que cela cache.
Mais surtout, il est primordial de savoir écouter. Beaucoup arrivent avec des attentes floues, parfois chargées d'émotion. Ce que vous manipulez, ce ne sont pas que des documents. C'est du sensible, de l'intime. Il faut du tact.
Et puis, c'est un vrai travail : classer, structurer, documenter. Suivre des dossiers, tenir des délais, vérifier encore et encore. Rien ne doit rester approximatif. Parce que ce que vous livrez, c'est du solide.
Quelles études et formations suivre pour une reconversion en généalogiste ?
Le métier de généalogiste ne suit pas un parcours tout fait. Il n'y a pas de case à cocher ni de profil type. Certains ont un parcours en droit, d'autres en histoire et beaucoup arrivent de tout autre chose. Ce qui fait la différence, ce n'est pas le diplôme affiché, c'est la manière de travailler : être rigoureux, organisé, et avoir les bons réflexes sur le terrain.
Cela dit, certaines compétences techniques sont indispensables. Déchiffrer des actes anciens, comprendre les successions, utiliser les bons outils… cela ne s'improvise pas. Se former vous permettra de travailler sérieusement, avec fiabilité.
Il existe des formations adaptées à une reconversion. Mais avant de vous lancer, mieux vaut poser les bases. Un bilan de compétences peut vous aider à clarifier : est-ce le bon projet pour vous ? Êtes-vous prêt à en accepter les réalités ? Réfléchissez maintenant plutôt que de reculer plus tard.
Quelles sont les perspectives de carrière après une reconversion en généalogiste ?
Les débuts sont souvent modestes. Beaucoup commencent seuls, avec un ou deux dossiers, parfois en parallèle d'un autre métier. Ils testent, se font la main, apprennent au contact du réel. Une demande familiale par-ci, une collaboration avec un notaire par là. Rien d'instantané.
Avec le temps, certains trouvent leur propre voie. L'un se concentre sur les successions complexes à l'international. Un autre se spécialise dans l'histoire foncière d'anciens domaines. D'autres animent des ateliers, rédigent pour des musées ou accompagnent des particuliers dans leur quête familiale. Il y a mille façons d'exercer, aucune ne se ressemble tout à fait.
Ce métier laisse aussi de la place à la création. Vous pouvez écrire, transmettre, former ou même construire des supports visuels sur mesure. Certains généalogistes finissent par monter leur propre cabinet, s'associent ou développent des services autour du patrimoine ou de la mémoire familiale.
Ce n'est pas une trajectoire linéaire. Ce n'est jamais “gagné” d'avance. Mais si vous êtes clair sur votre manière de travailler, que vous savez ce que vous proposez et à qui, les portes s'ouvriront. Une à une.
Quel salaire espérer en devenant généalogiste après une reconversion ?
Au départ, certains généalogistes tournent autour de 1 200 à 1 800 € net par mois. Ce n'est pas figé, mais c'est une fourchette réaliste si vous travaillez en indépendant et que vous avez quelques dossiers réguliers. Dans le cadre de la généalogie successorale, les montants peuvent grimper, mais attention : les délais de paiement sont parfois longs et il faut généralement attendre des mois avant de toucher quoi que ce soit.
Avec l'expérience, tout peut changer. Si vous avez su créer un réseau solide, fidéliser vos clients, construire une offre claire et cohérente, alors passer la barre des 2 500 €, voire plus est envisageable.
Mais il faut aussi parler des coûts : déplacements fréquents, logiciels spécialisés, abonnements à des bases privées, matériel, assurance pro… Tout cela pèse dans la balance . Ce n'est pas un métier “clé en main”. Il demande de l'organisation, une vraie gestion, et une vision sur le long terme.
Changer de cap lors d'une reconversion généalogiste, c'est décider de construire quelque chose de plus en adéquation avec ce que vous voulez devenir. Ce métier-là ne peut être fait à moitié. Chez bilan-competences.fr, nous ne vous dirons pas quoi faire. Nous vous aiderons à y voir clair. Est-ce que cette voie vous correspond ? Quelles compétences pouvez-vous mobiliser ? Que faut-il aller chercher pour que votre projet tienne ? Nous construirons avec vous, étape par étape, à distance, sur un rythme respectant le vôtre. Vous avez une idée en tête ? Et si nous la transformions en un vrai projet.


